EPIRB, PLB et AIS-MOB : quelle balise de détresse choisir pour votre bateau ?

Vous naviguez sur l’estuaire de l’Escaut ou le long de la côte flamande. Quelqu’un glisse et tombe à l’eau. Ou votre bateau commence à couler. Vous avez quelques secondes pour réagir — et c’est rassurant d’avoir la bonne balise de détresse à bord.

Il en existe trois types : EPIRB, PLB et AIS-MOB. Ils se ressemblent, mais fonctionnent de manière complètement différente. Découvrez ici ce que fait chaque type, quand vous en avez besoin, et quel choix est le plus logique pour votre situation en tant que plaisancier belge.

EPIRB : l’artillerie lourde

Une EPIRB (Emergency Position Indicating Radio Beacon) est une balise de détresse montée en fixe sur le bateau. Lors de l’activation — manuelle ou automatique au contact de l’eau — elle envoie un signal à 406 MHz via le système satellite international COSPAS-SARSAT. Les services de secours du monde entier reçoivent vos coordonnées GPS ainsi que les données de votre embarcation.

Une EPIRB est idéale pour la haute mer ou les grandes étendues d’eau éloignées des côtes. La portée est illimitée : que vous naviguiez en mer du Nord ou traversiez l’Atlantique — le signal arrive toujours. L’inconvénient ? L’appareil est plus grand, plus lourd et plus coûteux que les alternatives.

En Belgique, l’utilisation d’une EPIRB à bord est liée au brevet radio SRC. Vous devez également enregistrer l’appareil et lui attribuer un numéro MMSI. Ce dernier s’obtient auprès de l’IBPT.

PLB : portez votre protection avec vous

Une PLB (Personal Locator Beacon) fonctionne sur le même système COSPAS-SARSAT que l’EPIRB, mais est plus petite, portable et personnelle. Vous la fixez sur votre gilet de sauvetage ou la portez sur vous. Idéale pour ceux qui naviguent seuls, ou dans des situations où vous vous retrouvez loin du bateau.

L’avantage pratique : une PLB fonctionne aussi à terre. Les alpinistes, plongeurs et navigateurs solitaires utilisent des PLB en situation d’urgence. La durée d’action est légèrement inférieure à celle d’une EPIRB, mais pour la plupart des scénarios de plaisance, cela ne fait pas de différence.

En Belgique, vous pouvez utiliser une PLB sans licence, à condition de l’enregistrer sur le site officiel COSPAS-SARSAT.

AIS-MOB : rapide et local

Une balise AIS-MOB (Man Overboard) est un instrument tout à fait différent. Elle n’envoie pas de signal par satellite, mais via AIS — le système qui relie les navires entre eux et avec les stations côtières. Lorsqu’une personne tombe à l’eau et active la balise MOB, tous les navires à proximité équipés d’un récepteur AIS reçoivent immédiatement une alarme avec la position GPS exacte.

Le grand avantage : la rapidité de réaction. Une AIS-MOB peut alerter le navire le plus proche en quelques minutes — ce qui peut sauver des vies si une réponse rapide est possible. La limite : s’il n’y a pas de navires à proximité avec réception AIS, le signal est inutile.

Lequel choisir ?

Pour la plupart des plaisanciers belges naviguant sur les eaux intérieures ou près des côtes, une PLB combinée à une AIS-MOB est la combinaison la plus pratique. Ceux qui font des traversées océaniques ou naviguent au large optent pour une EPIRB comme élément central de leur plan de sécurité.

Aucune de ces trois options n’est légalement obligatoire pour les bateaux de plaisance en Belgique dans la plupart des zones de navigation — mais elles peuvent faire la différence entre la vie et la mort.

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